dimanche 3 octobre 2010

# 21 : Nouveautés 2010, partie 3

Nouveautés 2010, partie 3 :
No Ordinary Family et My Generation


> spoilers mineurs pour chaque épisode <

No Ordinary Family,
drama créé par Greg Berlanti
première diffusion le 28 septembre (ABC)


Le synopsis d'allociné : C'est l'histoire des Powell, une famille américaine typique... enfin jusqu'à leur avion se crash au beau milieu de l'Amazonie dans une eau verte et visqueuse. Après ça, disons qu'ils sont un peu moins typiques ! Jim (Michael Chiklis) est un policier frustré, artiste contrarié, et sa femme, Stephanie (Julie Benz), est une brillante scientifique. Bien qu'ils soient toujours amoureux l'un de l'autre, la passion n'est plus, la routine s'est installée. Tout cela va changer lorsque Stéphanie emmène Jim et leurs enfants adolescents avec elle dans une de ses recherches en Amazonie et que leur avion se crash. Ils réussissent à s'échapper de la carcasse mais leur pilote n'a pas cette chance. Alors qu'ils reviennent à leur vie d'avant, ils se rendent compte petit à petit qu'ils ne sont plus tout à fait les mêmes. Jim se découvre une force spectaculaire, Stephanie peut se déplacer à une vitesse folle, Daphne peut entendre les pensées des gens qui l'entourent, même celles de son petit-ami de 16 ans, et le petit-dernier, JJ, se voit doter d'une grande intelligence. Rapidement, les Powell comprennent que tous les pouvoirs du monde ne pourront pas arranger leurs problèmes personnels. Et rien ne va s'arranger lorsque le pilote de leur avion, qu'ils ont laissé pour mort près de la rivière, se réveille...

L'avis de Jacob : 8.5/10
C'est une des nouveautés qui m'avaient attiré le plus. Je n'ai pas été déçue ; cette famille en crise est très attachante. Les parents sont plus mis en avant dans ce pilot mais on sent que les relations familiales seront au centre de l'histoire. Je suis une fan de superhéros et cette histoire à la indestructibles m'a beaucoup plu. La fin rajoutée qu'il n'y avait pas au préair m'enthousiasme pour la suite ! Une très bonne surprise.

L'avis de Chuck : 7/10
J’attendais cette série avec impatience et devinez quoi ? J’ai été déçu, eh oui encore ! Ce n’est pas catastrophique mais c’est un peu niais tout ça. Du bon vieux ABC quoi. Je suis heureux de revoir Julie Benz, je la suis depuis Buffy donc autant dire que je la connais pas mal dans les séries. Chiklis est très bon et les enfants pas mal. Kay Panabaker est un peu ennuyeuse et le fils est sous exploité, en même temps il a pas beaucoup de matière sur lesquelles jouer.
Les pouvoirs sont ceux qui reviennent assez souvent : une super-vitesse pour la mère qui n’a pas le temps de profiter de sa famille, une force surhumaine pour le père qui est flic, la fille peut lire dans les pensées et le fils un peu débile qui devient super intelligent.
Et les 20 dernières secondes qui n’était pas dans le pré-air ne servent à rien car le gars avait déjà dit à Jim qu’ils n’étaient pas les seuls alors pourquoi nous mettre cette scène ?
Malgré tous ces défauts la série peut donner quelque chose de bien donc je vais persévérer et j’espère que ma persévérance sera récompensé par des épisodes plus soignés.

My Generation,
drama créé par Noah Hawley
première diffusion le 23 septembre (ABC)


Le synopsis d'allociné : Dix années peuvent-elles faire la différence ? En 2000, un documentaire suivait le quotidien d'un groupe de jeunes du lycée de Greenbelt, à Austin. Dix ans plus tard, découvrons ce qu'ils sont devenus... L'écart entre les espoirs des futurs diplômés et la vie réelle peuvent être énormes, certains n'ayant pas suivi le chemin escompté. Ce retour vers leur passé pourrait faire ressurgir des regrets. Mais il n'est peut-être pas trop tard pour retenter sa chance et réviser ses priorités...
Adapté d'une série scandinave intitulée God's Highway, le show est présenté façon documentaire avec des flashbacks remontant à 10 ans en arrière.

L'avis de Jacob : 9/10
Là encore, une énorme surprise pour cette série originale. J'ai beaucoup aimé les retours entre 2000 et 2010, ce côté documentaire très poussé. Étonnamment, les acteurs étaient plutôt crédibles aux deux époques. Par contre j'ai eu du mal à suivre qui était avec qui et à quelles époques ! Mais les histoires m'ont touché par le réalisme et l'émotion. J'ai hâte de voir la suite ! Elle ne survivra pas plus longtemps que Lone Star, toutes deux déjà annulées ...

L'avis de Chuck : 8,5/10
Je pensais que la série serait un bide audimatique et scénaristique, j’avais raison pour le premier. Ils ont essayé quelque chose d’original, l’année dernière ça avait payé avec Modern Family mais My Generation est un échec, pour les audiences seulement. A l’heure où nous publions cet article la série a déjà été annulée après deux épisodes (comme Lone Star rappelons-le).
A part quelques longueurs au milieu du pilote, la série s’en sort très bien. C’est intéressant de voir l’évolution de chaque personnage, aucun n’est devenu ce qu’il espérait. C’est un peu défaitiste, ils ont osé et pour ça je leur dis bravo. Ce n’est pas leur faute si les américains sont habitué à voir toujours la même chose sur les networks, mais en même temps si les téléspectateurs ne s’intéressent pas aux productions originales il n’y aura pas de changement. Qu’ils ne se plaignent pas.
Pour conclure, c’est une honte que la série soit annulé même si je la vois mal sur le long terme, pendant plusieurs saisons, mais j’aurais bien aimé les voir un peu plus.

samedi 2 octobre 2010

# 19 : Nouveautés 2010, partie 2

Nouveautés 2010, partie 2 :
Raising Hope, Running Wilde 
et Outsourced


> spoilers mineurs pour chaque épisode <

Raising Hope,
comédie créée par Greg Garcia
première diffusion le 21 septembre (FOX)



Le Pitch : Entre nettoyer les piscines des gens et cohabiter avec sa famille déjantée, Jimmy se rends compte qu'il cherche autre chose dans sa vie. Et l'occasion intervient neuf mois après un coup d'un soir avec une femme recherchée pour plusieurs meurtres pour lesquels elle est exécutée : Jimmy, plein de bonnes volontés, décide de s'occuper de la petite, qu'il prénomme Hope, avec l'aide de sa famille pour le moins récalcitrante.

L'avis de Jacob : 9.5/10
Je savais par avance que j'allais adorer cette nouvelle sitcom, par le créateur de Earl. En effet, Greg Garcia semble aimer mettre en scène des personnages que l'on appelle "white trash", c'est à dire la population blanche pauvre. C'est l'autre côté des USA et peu évoqué dans les séries. La famille Chance se démènent pour survivre ce qui donnent lieu à des situations cocasses puisqu'ils doivent maintenant en plus élever un bébé alors qu'aucun ne sait comment si prendre : Jimmy, élevé par des parents encore adolescents, se débrouille comme il peut et c'est juste incroyablement drôle et touchant. Après il faut adhéré à cet humour mais c'est pour moi la meilleure sitcom de cette année. Et puis Hope est trop mignonne !

L'avis de Chuck : 9,5/10
La comédie de l’année c’est bien celle-ci. Je n’avais pas beaucoup entendu parler de la série donc je n’avais pas d’avis, et j’ai commis une erreur. C’est The comédie pour parler vulgairement. En effet, les personnages sont touchant, le personnage de Jimmy est tous de suite plaisant, la famille est complètement barrée des parents à la grand-mère sénile.
Je retiendrai la magnifique performance de Martha Plimpton que je ne connaissais pas et qui m’a époustouflé ici, par contre Garret Dillahunt est toujours aussi horripilant.
Les évènements se déroulent assez rapidement mais c’est bien mieux ainsi, on rentre plus rapidement dans le vif du sujet. Si vous ne savez pas quelle sitcom regarder, vous connaissez désormais la réponse…

Running Wilde,
comédie créée par Mitchell Hurwitz
première diffusion le 21 septembre (FOX)


Le Pitch : Steve Wilde est un riche héritier d'une entreprise pétrolière mais il se sent seul ; dans une tentative de ce rapprocher d'Emmy, son amour d'enfance et fervente activiste écologique, il l'invite à une (auto)remise de prix. Mais leurs modes de vie opposés mènent au conflit. Sa fille, Puddle, désespérée de retourner vivre dans la jungle, mets au point un plan où elles sont obligées de rester vivre chez Steven.

L'avis de Jacob : 7.5/10
Puisque j'ai vu la première série du créateur, Arrested Development, je suis déjà habitué à cet humour décalé et bizarre. Mitchell Hurwitz aime joué sur les situations improbables et déroutantes, celles on rigole sans trop savoir pourquoi. Running Wilde est dans la lignée d'Arrested Development, avec une idée de base étrange et des épisodes marrants. La cohabitation et l'amour couvé entre Emmy et Steven peut nous offrir de bons épisodes. Encore faut-il adhérer au style de Will Arnett, qui joue Steven ... La série est très sympa si l'on aime l'humour du créateur !

L'avis de Chuck : 4/10
Pour commencer je tiens à préciser que je n’ai jamais vu Arrested Development donc je ne connaissais pas du tout l’humour de Mitchell Hurwitz. Et je dois dire que je n’ai pas du tout aimé, j’attendais beaucoup de cette comédie, surtout avec la réputation de sa première sitcom et je n’ai ri que quelques fois et encore un épisode de Cougar Town me fait plus rire, c’est pour dire.
Conclusion, Running Wilde n’est pas pour moi mais sait-on jamais peut-être que j’ai une chance avec Arrested Development.

Outsourced,
comédie créée par Ken Kwapis
première diffusion le 23 septembre (NBC)


Le Pitch : Alors que Todd, tout juste sorti de stage, croit prendre la charge d'un centre téléphonique d'achat, son patron lui annonce qu'il est envoyé en Inde ou renvoyé ! Mais il se rend vite compte que ses nouveaux collègues hindous vont avoir besoin d'aide pour vendre des produits américains par téléphone ...

L'avis de Jacob : 8/10
Bien que cette sitcom ne m'est pas faite rire aux éclats, elle est très sympa. L'acteur principal dégage une bonne énergie et l'histoire de départ promet des épisodes rigolos. C'est léger et relaxant, mais je ne demande pas plus pour passer un bon moment !

L'avis de Chuck : 6,5/10
Légèrement déçu, j’attendais beaucoup de cette sitcom, ce n’est pas non plus un désastre mais elle ne surprend pas ; néanmoins c’est sympathique. Une comparaison avec Community peut être fait mais contrairement à la comédie de l’année dernière je ne pense pas que Outsourced suivra le même chemin.
Les personnages sont plus dingues les uns que les autres, j’aime bien Manmeat, Asha et la quasi-muette sans oublier Todd, le personnage principal, qui est le genre de type qui est sympathique et qu’on apprécie ; et les objets vendus par l’entreprise sont complètement loufoques et inutiles comme une tasse en forme de toilette, la ceinture en gui, le faux sang, le faux vomi…
Une sitcom a suivre pour se détendre et rien de plus.

vendredi 1 octobre 2010

# 18 : Glee

Saison 1,
22 épisodes


> spoilers majeurs pour la saison <

Deuxième épisode de mon rattrapage des "hits" de l'année dernière : la pétillante Glee, qui suit la naissance puis l'évolution d'une chorale de lycée. Là encore, j'ai beaucoup appréhendé le show : j'avais peur qu'elle tombe trop dans le "High School Musical" et encore maintenant, mon avis reste mitigé.

Mais commençons par un tour des personnages :
Tout d'abord, le sauveur de la chorale et professeur d'espagnol, Will Schuester et ses magnifiques cheveux. L'acteur dégage une telle sympathie avec son joli minois et sa touchante persévérance qu'il m'a tout de suite plu. C'est le prof' sympa par excellence, celui sur lequel on fantasme et qu'on a hâte de retrouver au prochain cours. Mais -il y a un mais- son côté "éducateur" va presque trop loin, comme s'il voulait donner une leçon à chaque cours : le ton moralisateur est alors assommant ! Malgré ça, le personnage est attachant et nous partageons ses doutes entre sa passion du chant et son envie de fonder une famille, son choc quand son mariage éclate à cause d'un immense mensonge et nous sommes soulagés quand il se rapproche (enfin) d'Emma. Cette dernière passe son temps à résoudre les problèmes en tant que conseillère d'orientation mais pas les siens ! Elle souffre d'une peur des microbes (appelés mysophobie), ce qui provoque des scènes hilarantes, par exemple lorsqu'elle frotte chacun de ses raisins avec une lingettes ... Secrètement amoureuse de Will, elle décide pourtant de se marier à Ken, l'entraîneur de football du lycée. L'équipe d'enseignants est complétée par la terrible coach des pom pom girl, la redoutable animatrice TV, la terrifiante Sue Sylvester, bien décidée à saboter le Glee Club : elle use de tous les moyens possibles pour fermer la chorale, en essayant même de briser psychologiquement Mr Schuester grâce à ces blagues à répétition sur ses cheveux ! Un exemple de ses pépites ?

"I'm having a really difficult time hearing anything you have to say today because your hair look like a briar patch. I keep expecting racist animated Disney characters to pop up and start singing songs about living on the bayou."

Et maintenant, au tour des élèves :
Nous avons d'abord le quatuor qui envahit une bonne partie des histoires de la première partie de saison : Finn, le quaterback pas très fin, sa petite amie Quinn, la chef des cheerleaders tombée enceinte, Puck le footballer populaire par excellence et véritable père du bébé de Quinn et enfin l'insupportable, l'agaçante mais (il parait) talentueuse Rachel dont la vie est dédiée à devenir une star. Vers la fin de la saison, c'est Quinn qui m'a le plus touché lorsqu'elle est destituée de tous ses privilèges de fille populaire : virée de chez elle, des cheerleaders, sa grossesse ... Elle était plutôt intéressante mais la noncrédibilité frise le ridicule : une fille enceinte de 9 mois ne peut pas danser pendant une heure comme elle le fait dans le final ... Le plus dommage, c'est qu'ils soient autant mis en avant alors que les autres membres du Glee Club peuvent être le départ de bonnes intrigues ; et nous avons le choix parmi les personnages secondaires dans le rayon outsiders : Artie l'handicapé, Kurt le gay, Mercedes la black, Tina l'asiatique. On dirait que les créateurs ont fait exprès de les stéréotypé pour que l'on puisse justement rajouter "le gay, l'asiatique, l'handicapé" derrière les prénoms ... Pendant une bonne partie de la saison, ils sont complètement en retrait, ils servent de faire valoir aux histoires compliquées entre Rachel-Finn-Quinn-Puck ... S'ajoute enfin deux cheerios, Santana et Brittany, et Mike et autre footballer dont je ne me souviens même plus du nom !

Je tiens à préciser que je ne suis pas en train de descendre Glee en flèche ! Mais mon point de vue accumule beaucoup de reproches ... Notamment ce besoin répétitif de shows ostentatoires et mielleux alors que c'est censé être une petite chorale de lycée (comme ils aiment le répéter ...) ; pour moi, la crédibilité est sérieusement mise à mal quand une répétition se transforme en représentation costumée avec chorale gospel au fond ... Alors quand les épisodes spéciaux pour Madonna et Lady Gaga forcent sur la tendance des épisodes "évènements" au détriment d'une storyline décemment intéressante, on peut comprendre mon agacement. Plus objectivement, le début de saison suivait une logique certaine : Will devait recruter des membres pour participer au concours, rapporter de l'argent et maintenir le club en vie. Puis la série se dirige vers une routine d'épisodes soit "chocs" pour marquer les esprits, soit moralisateur comme j'ai expliqué plus haut, en délaissant un peu le championnat ...
Mais j'ai beaucoup aimé l'esprit de groupe du Glee Club, le moyen de s'exprimer que représente le chant pour certains (un peu trop pour Rachel ...) et le soutien entre eux. Ou en tout cas, au maximum qu'ils ont pu s'en rapprocher. Mes remarques viennent surtout du fait que je m'attendais à tout autre chose, dans la façon que le créateur a choisi de développer un principe original ( cf à Heroes ...). Mais je dois avouer que leurs prestations sont vraiment fun et impressionnante. J'ai aussi été impressionné par les guests très sympathiques : Josh Groban, Kristin Chenoweth, Olivia Newton-John et surtout Neil Patrick Harris dans mon épisode préféré (119, "Dream On") réalisé par Joss Whedon.

Alors résumons :
(+) des performances sympathiques
(+) une ambiance chaleureuse au sein du Club
(+) la tradition du "splash" avec la boisson
(+) les réparties savoureuses de Sue
(+) les scènes ultra craquantes entre Will et Emma
(-) des amourettes assommantes
(-) des personnages secondaires ouvertement sous exploités
(-) le côté systématiquement ostentatoire des spectacles
(-) le manque parfois d'une storyline au profit d'épisode évènement

# 17 : Modern Family

Saison 2, Episode 2
"The Kiss"


> spoilers majeurs pour l' épisode <

Modern Family est une de mes sitcoms préférées et cet épisode confirme toutes les bonnes choses qu'on dit à propos d'elle, pourquoi j'aime autant retrouve cette famille si attachante !

Du côté des Dunphy, nous avons d'abord Claire qui affronte la fameuse crise du premier baiser avec sa plus jeune fille, Alex. Bien que la mère surprotectrice dès qu'une de ses filles approche un garçon soit vraiment cliché, Julie Bowen (vu dans Lost) joue parfaitement la maman totalement hypocrite qui applique à la lettre le "fais ce que je dis pas ce que je fais" ... J'ai particulièrement aimé la scène de dispute entre Claire et ses filles !

Pour Phil, c'est son beau-père qu'il doit confronter : à contrecœur, celui-ci lui demande de l'aide pour son imprimante et profite de l'occasion pour l'impressionner, comme il aime faire. Mais la situation se complique et il ne réussit qu'à se ridiculiser, comme il a l'habitude de faire.

Chez les Delgado-Pritchett, Gloria organise un dîner de famille en l'honneur de sa défunte grand mère. Quand Jay se moque de ses traditions colombiennes, elle décide de lui jouer un tour pour lui faire comprendre le respect des coutumes. Le choc des cultures est savoureux dans Modern Family !

Enfin, Mitchell et Cameron traversent une crise plus sérieuse : Mitch est mal à l'aise quand il embrasse Cam en public ce qui remet en cause la confiance au sein du couple ! La chute mémorable de Cam au beau milieu du salon est tordante. J'ai apprécié que les scénaristes abordent ce sujet intéressant. Mitch refuse cet intimité en public à cause de son père qui ne s'est pas totalement fait à l'homosexualité de son fils. L'épisode se conclut donc sur une magnifique scène où Jay fait des efforts pour montrer de l'affection à ses enfants et sortir de son rôle de bourru.

Cet épisode réunit bien les éléments que l'on aime chez Modern Family : des histoires rigolotes, des problèmes familiaux et des liens forts qui se construisent.

mardi 28 septembre 2010

# 16 : Supernatural

Saison 6, Episode 1
"Exile on Main Street"


> spoilers majeurs pour l'épisode <

En tant que tout deux grands fans de Supernatural, nous attendions avec impatience (et appréhension) le retour pour une sixième saison des frères Winchester. Après un final, on s'accorde sur ce point, un peu décevant, ce season premiere représentait un enjeu important pour la série concernant le renouvellement de l'intrigue après la fin de cet arc narratif de 5 saisons imaginé par le créateur Eric Kripke, mais également un enjeu pour le renouvellement de l'intérêt des fans de la première heure face aux changements inévitables. Pour cette review toute spéciale pour nous, nous allons essayer (encore une fois) une nouvelle forme de duo, nous l'espérons plus "dynamique".

Le premier point sensible de cet épisode représentait la "nouvelle famille" de Dean : le retour de Lisa et Ben est-il légitime ? A-t-il un intérêt ?
(Jacob) Bien que beaucoup de fans ont décrié le retour de Lisa, je pense que stabiliser Dean dans une vraie vie de famille n'est pas un mauvais changement mais plutôt une évolution du personnage ; malgré ses nombreux défauts, le final représentait pourtant une étape gigantesque dans la vie de Dean : quand il laisse Sam se sacrifier, il se libère de son besoin maladif de protéger Sam. Je trouve que c'est une évolution naturelle pour lui que de retrouver un cadre familial stable ; après tout, Dean n'a pas eu de vraie vie, à lui (toujours en train de rattraper les fautes de John ou d'assurer son rôle de protecteur). Je pense que maintenant qu'il a laissé Sam "grandir" et choisir par lui même, il a besoin de cette famille à protéger ; je l'ai toujours vu comme un protecteur.
(Chuck)  Les rôles sont aujourd’hui inversés, on avait Sam qui voulait une vie normal et Dean continuer à chasser, au début de cette saison 6 c’est Dean qui veut rester avec sa nouvelle famille (Lisa et Ben) et Sam échappé de la cage  et ramené à la vie on ne sait par quoi. La showrunner (Sera Gamble) qui prend la place d’Eric Kripke l’avait annoncé lors d’une interview, cette saison est un retour au source (mais opposé apparemment).

Ce renouvellement d'intérêt pour la famille coïncide avec l'apparition de membres éloignés des Campbells : Quel intérêt de ressortir ces personnages ? N'est-ce pas un peu facile ?
(Chuck) Certes c’est un peu facile, mais il faut bien de nouveau personnage et présenter mieux la famille de leur mère est une bonne idée je pense. On les a découvert lors d’un épisode flashback lors de la saison 4, et approfondir l’histoire de la famille est intéressant.
(Jacob) L'apparition des Campbell m'intriguent aussi et je pense que cette histoire pourrait être potentiellement intéressante. Après tout, on n'a jamais autant exploré la famille Winchester que dans la saison 5 ! Voila, je pense qu'il ne faut pas leurs jeter des pierres mais plutôt voir comment les scénaristes développent cette nouvelle storyline, notamment avec les miraculeuses résurrections du grand père et de Sam ...

Justement, ces résurrections à répétitions commencent à devenir une habitude dans Supernatural ! Pourquoi repartir sur le même principe alors que cette nouvelle saison doit-être le symbole du renouveau ?
(Jacob) Je dois dire que ce retour plus qu'opportun du "merveilleux" frère me fait douter de l'avenir concernant la crédibilité des intrigues. Combien de fois sont-ils morts et ressuscités ?! Mais je pense avoir remarquer un changement chez Sam, notamment dans la fameuse scène des retrouvailles où aucune n'émotion n'a percée de son côté, pourtant champion en larmoyance d'habitude ... Est-ce dû à une lassitude de Jared Padelecki et de son jeu d'acteur moyen (désolé oui ...) ou bien est-ce lié à cette mystérieuse résurrection et celle de son grand père ? J'espère vraiment qu'une bonne histoire se cache derrière ces bizarreries ...
(Chuck) J’aimerai aussi beaucoup que quelque chose se cache derrière ces ressurections mystérieuses et pas seulement une facilité scénaristique et que l’on ne sache jamais la réponse. Faisons-leur confiance ! (Pour le moment…)

L'autre intrigue majeure lancé pendant cet épisode est les conséquences de l'Apocalypse et le chamboulement dû à la guerre entre les anges et Lucifer ... Que peut-on attendre de cette nouvelle intrigue ?
(Jacob) Comme la saison précédente, les scénaristes ne traitent pas jusqu'au bout l'Apocalypse, ils ne vont pas au bout des choses. Les affreuses conséquences du "combat biblique" (dérisoire entre un pauvre Lucifer et un pâle Michael) se résument à quelques Djinns et leurs poisons ... Je sais qu'ils vont déjà loin pour une chaîne publique sur un grand network mais j'attends toujours plus d'une série censée être un peu plus horrifique ... Mais ne tirons pas la sonnette d'alarme dès le premier épisode, la saison 5 a su nous offrir de très (très) bons épisodes. Et puis le retour de Cas et le grand ménage au Paradis risque d'être intéressant ...
(Chuck) Effectivement c’est un network et surtout The CW donc les scénaristes sont moins libre, mais il ne fallait pas promettre et démarrer des choses pour ne pas aller jusqu’au bout. Il fallait en faire un peu moins. Mais attention la saison 5 est peut-être inégale mais pas mauvaise. Et le dernier épisode aurait très bien pu être le dernier de la série avec quelques remaniements.

Conclusion ?
(Jacob) Je suis toujours très heureuse de retrouver mon dean nos winchesters préférés et je ne peux pas me résoudre à jeter l'éponge pour deux/trois choses agaçantes (je supporte bien Sam !) alors que jusqu'ici le show m'a toujours plu ! J'ai accepté depuis longtemps qu'une série ne peut pas être parfaite tout en espérant secrètement d'être surprise ; c'est paradoxale mais ça existe : la reprise de Dr Who par Steven Moffat est juste GENIALE, il n'y a pas de raison que Supernatural ne fassent pas partie des exceptions.
(Chuck) Toute les séries ont leur défauts, mais ceux de supernatural sont mineurs comparés à d’autres et ce n’est que le season premiere, il leur reste 21 autres épisodes pour nous prouver que la série mérite cette sixième saison.

# 15 : Nouveautés 2010, partie 1

Nouveautés 2010, partie 1 :
Lone Star et The Event


> spoilers mineurs pour chaque épisode <

Lone Star,
drama créé par Kyle Killen
première diffusion le 20 septembre (FOX)


Le Pitch : Robert "Bob" Allen, un homme d'affaires faisant fortune dans le milieu du pétrole au Texas, mène en fait une double vie : il est marié à Cat, la riche héritière d'un magnat du pétrole (Adrianne Palicki, Jess dans Supernatural), mais vit aussi avec sa petite amie Lindsay, à 400 km de là ... Je devrais plutôt dire triple vie puisque c'est en réalité un escroc, qui grâce à l'aide de son père vend des actions d'une raffinerie imaginaire aux proches de Lindsay, et profite de son épouse pour entrer dans l'entreprise de son beau-père. Mais les remords commencent à pointer leur nez et lorsque l'opportunité d'une vraie vie apparait, il impose à son père de nouvelles règles du jeu pour un plan qui lui permettra de se racheter :
"Why would you do this ?"
"Because I'm in love, dad."
"Love ? Who are you in love with, son ? Your fake wife or your fake girlfirend ?"
"Both."

L'avis de Jacob : 9/10
L'évolution du personnage de Bob jusqu'à sa résolution à la toute fin de l'épisode m'a vraiment touché et classe ce pilot parmi mes coups de coeur cette année : on découvre un escroc très doué, capable de charmer les investisseurs autant que s'intégrer à une très grande entreprise. Son père l'a élevé pour ça. Mais c'est justement à cause de ça qu'il va "fauter" et commencer à regretter : il ressent une envie irrépressible d'une vraie vie ,(chose qu'on peut comprendre), ce qui m'a rapproché du personnage. Sa vie entière n'est qu'un rôle ; maintenant qu'il a trouvé, non pas une mais, deux femmes qu'il aime, il veut changer la donne. J'ajouterais au très bon casting, une musique très sympa (pour une fois dans un pilot !) et une réalisation de qualité par Marc Webb qui assure à la série un large potentiel, une intrigue intéressante ce qui pourrait mener à quelque chose de vraiment intense. Ma plus grande appréhension se tourne vers l'audience peu glorieuse de seulement 4.10 millions : sera-t-elle la première a subir la rafle des annulations ?

L'avis de Chuck : 8.5/10
Avant sa diffusion la série ne m’intéressait pas, mais au vu des critiques dithyrambiques à propos du pilote, je ne pouvais pas passer à côté. Le personnage de Bob est un personnage complexe comme on les aime. Je serais au rendez-vous pour la suite, jusqu'à quand aussi ? Parce qu’au vu des audiences, la série risque d’être annulé avant la fin de la saison, ce qui serais dommage.


The Event,
drama créé par Nick Wauters
première diffusion le 20 septembre (NBC)


Synopsis : En enquêtant sur la disparition mystérieuse de sa fiancée, Sean Walker, un homme ordinaire, se retrouve au beau milieu d'une conspiration qui implique le nouveau Président des Etats-Unis, Elias Martinez, Sophia Maguire, à la tête d'un groupe de détenus, et le père de Leila, la bien-aimée disparue de Sean. Les destins de ces protagonistes vont être amenés à se télescoper, tous embarqués dans un complot de grande envergure qui pourrait bien bouleverser le sort de l'humanité.

L’avis de Chuck : 9/10
The Event était la nouveauté que j’attendais le plus, déjà par le pitch plutôt alléchant et son créateur : Mister Wauters, le Nick Wauters qui a écrit certains épisodes des 4400 (entre autres).
Ce pilote est exceptionnel. Déjà par sa structure narrative décousu, effectivement on passe d’une scène à l’autre au présent, pour remonter onze jours plutôt, puis treize mois avant…
Sean Walker, interprété par Jason Ritter nous est attachant, il est comme nous un type ordinaire parti en vacances avec sa petite amie et va la demander en mariage. Sauf que tout ne se passe pas comme prévu, elle se fait enlever, sa belle famille se fait chanter et lui, se retrouve au milieu d’un complot gouvernementale que l’on ne comprend pas encore pour le moment.
Le personnage de Sophia est intriguant, elle est enfermée dans sa prison en Alaska avec « them » qui ne nous sont pas présenté dans ce pilot, et parle de « l’événement » (« the event » en vo) . Il y a évidemment d’autres bon personnages, c’est justement ce que propose la série avec des personnages intéressant.
J’espère qu’elle ne prendra pas le même chemin que FlashForward la saison dernière, ce qui me fait le plus peur c’est l’élément fantastique à la fin qui va probablement dérouter certains téléspectateurs.

L'avis de Jacob : 8.5/10
Je me suis aussi surprise à adorer ce pilot, un des meilleurs cette saison. Mais je crains aussi un effet flashfoward : cet élément fantastique à la fin de l'épisode est ce qui m'a le plus plu et intrigué ; mais j'ai peur que ce soit justement ça qui rebutent les téléspectateurs américains ... Je suis résignée à cet arbitraire massacre de séries chaque année, même s'il me révolte toujours autant !
Bref, sinon, la structure originale, les différents mystères et personnages, le héros principale à la peterpetrelli/michaelscofield (une sorte de mélange entre héroïsme et érotisme ...) nous promet une suite alléchante. Je crains peut être un peu le style "complot gouvernemental" mais la fin fantastique me rassure.

mercredi 15 septembre 2010

# 14 : Psych

Saison 5, Episode 9
"One, maybe two, ways out"


> spoilers majeurs pour l'épisode <

J'ai du mal à y croire moi même mais la review qui va suivre contredira en grande partie ma conclusion de la review précédente sur l'épisode 8 ! Pour tout vous dire, j'en suis encore retournée !

Voici le topo : une espionne appelée Nadia approche notre duo d'enquêteurs lorsqu'elle est accusée d'un crime qu'elle n'a pas commis. Recherchée, elle engage nos héros pour retrouver un homme qui l'aidera à disparaître. Dès les premières minutes, en tant qu'immense fan des films, je reconnais tout de suite l'atmosphère jason bournienne de l'épisode : et justement, il est parsemé de références, évidemment provenant de Shawn mais aussi dans la musique (qui reprends parfaitement le thème des films, s'en est troublant) et l'action de l'épisode, qui est une sorte de course poursuite entre Nadia et les "hommes en costume". Mais surtout, Nadia est joué par nulle autre que Franka Potente, LA Marie Kreutz dont Jason Bourne tombe amoureux dans La Mémoire dans La Peau ! En fait j'ai vraiment retrouvé l'univers du film, et cela m'a réellement impressionné de la part de Psych.

Mais revenons à l'intrigue : Shawn et Gus se retrouvent donc en fuite avec elle, et se voient contraints de demander l'aide de Declan. Shawn fait alors une très mauvaise découverte puisque Juliet arrive, encore en peignoir et ayant manifestement passé la nuit chez lui : la scène transpirait d'embarras, c'était hilarant ! Donc grâce à Declan (que j'ai aimé retrouver même si son rôle était clairement réduits à prêter ses gadgets de riche ...), Gus, Shawn et Nadia retrouvent Strabinsky, l'homme qui l'aidera à disparaître. Encore une surprise au niveau guest-star, puisque c'est Jon Grimes qui l'interprète (Roger Linus dans Lost et évidemment Broots dans Le Caméléon) ! Mais Nadia a d'autres plans, et l'intrigue s'enchaînent sur une affaire de vol dans une très bonne réécriture du genre. 

Allons directement au moment qui m'a marqué : Shawn finit par avouer à Gus : "All I can tell you is that just now, in that moment, all I could think about was Jules." En effet, Shawn a du mal a accepter qu'elle puisse sortir avec Declan et que cela puisse devenir sérieux ... "Actually, It was killing me" (je pourrais citer toute la scène !). Or il ne sait pas que Juliet est en train d'écouter grâce à son micro. La scène est, pour être plus claire, EXACTEMENT ce qu'attendent les fans du couple depuis des années (pour preuve, imaginer dans quel état d'excitation je me trouve ...). Je crois que je n'ai jamais vu Shawn aussi sérieux ... Mais je suis injuste, ce n'est pas la scène la plus attendue ; c'est plutôt la toute dernière scène de l'épisode : Shawn et Gus se rendent chez Declan pour le remercier de son aide et Shawn se retrouvent seul avec Juliet. Elle lui annonce qu'elle part pour deux semaines, en voyage. Les regards et les paroles qu'ils s'échangent ensuite sont indéfinissables, à tuer une fan ! Mais ce qui achève cette fan, appelons-la Manon, c'est quand Juliet se rapproche enfin de lui et l'embrasse !! ENFIN j'aimerais ajouter ... Mais ce n'est pas fini ; à peine se remettent-ils du choc que Gus et Declan reviennent : bien que Gus remarque bien qu'il s'est passé quelque chose, Declan absolument pas ... Et ils se quittent en ayant du mal à se détacher des yeux ... 

Donc ceux qui ont lu ma dernière review, sur l'épisode 8, remarquerons que je peux répondre à la question : quand sauteront-ils le pas entre eux deux ?... Il m'a fallu 45 min pour le savoir ! Maintenant, il faut voir comment les scénaristes vont le développer ... Les évènements "jump the shark" sont plutôt rares chez Psych ! Mais avec son hommage à Jason Bourne, ses guests star incroyables et évidemment, l'évènement romantique de l'année (je me lâche), cet épisode est un de mes épisodes préférés, voire mon épisode préféré de Psych : INCONTOURNABLE ... Si personne n'a compris après ça, que je viens d'avoir un coup de coeur !